Le fabLab


Le concept du FabLab

La notion de Fab lab (contraction de l'anglais (en) FABrication LABoratory, traduction : laboratoire de fabrication) désigne un atelier composé de machines-outils pilotées par ordinateur pouvant fabriquer ou modifier rapidement et à la demande des biens de nature variée (livres, objets décoratifs, outils, etc.).
Cela inclut les produits ne pouvant être fabriqués à grande échelle (pièces uniques éventuellement). Pour être appelé Fab Lab, un atelier de fabrication numérique doit respecter la charte Fab Lab, mise en place par le MIT.
Les fab-labs constituent un réseau mondial de laboratoires locaux, qui rendent possible l'invention en ouvrant aux individus l'accès à des outils de fabrication numérique.
On peut utiliser le fab-lab pour fabriquer à peu près n'importe quoi (dès lors que cela ne nuit à personne) mais il faut apprendre à le fabriquer soi-même, et partager l'usage du lab avec d'autres usages et utilisateurs.
La formation dans le fab lab s'appuie sur des projets et l'apprentissage par les pairs ; chacun prend part à la capitalisation des connaissances à et à l'instruction des autres utilisateurs.
Le Fab Lab participe de la réappropriation des technologies par les citoyens et les utilisateurs, pour en décrypter le fonctionnement et les détourner à leurs propres fins. Il étend la capacité du numérique à élargir les capacités de participation et d’intervention des citoyens sur leur quotidien, leur environnement immédiat, leur espace de vie.
Il est l’endroit où s’inventeront, plus sûrement que dans les grandes entreprises et les laboratoires, les objets et les lieux de demain.
En France les fab-labs se développent depuis quelques années plutôt dans les grandes villes comme à Grenoble http://fablab.ccsti-grenoble.org/ ou Toulouse http://www.artilect.fr/index.php?page=fablab.php ou encore hébergées par des écoles d'ingénieurs comme à Brest http://www.telecom-bretagne.eu/lexians/2012/sur-les-campus/premier-atelier-du-fablab-brestois/

La déclinaison concrète du concept envisagée pour la Fabrique Citoyenne :

Cependant la Fabrique Citoyenne n'est ni située dans une grande ville, ni adossée à une école d'ingénieur.
Il existe dans le Jura un premier fab-lab rural http://www.net-village.org/fablab/?page_id=85 qui peut nous donner des idées, mais également d'autres types d'initiatives comme celle du GRETA du Puy-en-Velay qui a monté un fab-lab dans un objectif d'insertion et de formation de publics en difficulté http://formalab.fr/wiki/propos-du-projet-formalab.

Mais il y a également une approche similaire apparaît tout aussi intéressante (toujours en provenance des Etats-Unis), celle des "Makers" (faiseurs) et du DIY (Do it yourself - Fais le toi même) qui prône le “faire”, pour se réapproprier le monde grâce à une meilleure connaissance des processus de fabrication, permet de prendre confiance en soi et en sa capacité à comprendre et créer, tout en partageant son savoir et bénéficiant des découvertes de la communauté http://www.internetactu.net/2011/05/25/makers-12-faire-societe/.

Enfin cette deuxième idée pourrait sans doute aussi se combiner avec celle des pratiques qui concernent la récupération, le recyclage et la transformation des objets, qu’elles soient associées à une production artisanale ou bien qu’elles relèvent plus simplement du bricolage et de la sphère privée.
Un blog édité par des universitaires http://dvo.hypotheses.org/ propose toute une réflexion sur ce sujet :
''La diffusion de ces nouveaux usages de la culture matérielle, qui donnent une « deuxième vie » aux objets, suppose l’acquisition ou la réappropriation de savoirs faire particuliers, des changements de pratiques quotidiennes mais aussi des glissements, si ce ne sont de véritables renversements, au sein des systèmes de valeurs portés par les sociétés industrialisées.
L'idée de donner une « deuxième vie des objets », ouvre des perspectives passionnantes au projet de transition :

Comment, où et quand, passe-t-on du déchet à l’objet ré-appropriable ou consommable ?
Quels rôles jouent d’une part la pénurie des ressources, et d’autre part l’émergence d’injonctions collectives et publiques de durabilité, dans l’apparition de ces pratiques de récupération?
Nous savons que les pratiques de consommation sont intimement liées à des positions sociales et statutaires. Selon quelles modalités ces pratiques évoluent-elles alors?
Et selon quelles modalités, notamment économiques et de l'emploi, sociales et sexuées s’effectue cette transformation des objets ?
Ces pratiques de récupération recoupent-elles ou encore se superposent-elles à des pratiques déjà existantes ?
Ou bien de nouvelles façons de faire, de vivre et de consommer sont-elles créées pour répondre à de nouveaux besoins?''
Pour illustrer cette tendance, il faut aller voir le site http://www.commentreparer.com/ qui mutualise conseils et expériences pour la réparation des objets trop souvent considérés comme jetables.